Sciences, normes, décision - 4 - Axe : Métaphysique et épistémologie

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4 - Axe : Métaphysique et épistémologie

par Marcel Skrobek - publié le , mis à jour le



Nos recherches en métaphysique appartiennent à ce qu’on appellera « la métaphysique intégrée »,  qui se donne pour tâche de produire pour chaque domaine une métaphysique et une épistémologie conjointement acceptables ; comme le propose le principal promoteur de cette approche, Christopher Peacocke, il s’agit d’étendre à tous les domaines la question posée par Benacerraf pour les mathématiques. La métaphysique intégrée est largement a posteriori, même lorsqu’elle prend pour objet des entités abstraites ou des objets mathématiques. Elle porte non seulement sur les questions traditionnelles de l’ontologie, mais aussi sur les pratiques mises en œuvres par les agents. Elle insiste sur la dimension collective et institutionnelle de la science, sur la faisabilité des preuves et, en général, sur la rationalité située.


C’est ainsi que les membres rattachés à cet axe s’intéressent au « programme de Swoyer » pour les abstracta ; et qu’ils conduisent des recherches historiques sur le constructionnisme, de Carnap à Chalmers et abritent le Centre d’étude leibniziennes qui poursuit conjointement l’étude de la Monadologie et autres écrits de Leibniz, d’une part, une série d’études coordonnées sur le devenir des thèmes et des thèses leibniziens dans la métaphysique et la philosophie du XXe siècle, d’autre part.


En matière d’épistémologie, les recherches se partagent en deux orientations. La première est une approche formelle des changements de croyance dans une perspective sociale (question mentionnée dans l’axe 2). La seconde porte sur les conditions d’une conception épistémique de la démocratie. Par contraste avec une conception purement procédurale – fondée sur les procédures de résolution des conflits – ou purement substantielle, la conception épistémique prend en compte les croyances auxquelles adhèrent les individus qui interagissent et les raisons pour lesquelles ils y adhèrent. Une théorie de la démocratie doit comprendre comment il est possible qu’elle engendre des croyances antidémocratiques. Elle doit minimiser les croyances antidémocratiques sans avoir recours à la coercition physique ou à la coercition morale. Notre recherche tend à faire de l’épistémologie un allié intéressant dans cette entreprise. Elle autorise la formulation de règles fines, de nature pragmatique, qui prennent appui sur les différents aspects de la croyance : l’aspect représentationnel, l’aspect relationnel non représentationnel, l’aspect métacognitif et l’aspect phénoménal.


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